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Connaissez vous le quetzal ?

J’ai choisi de vous présenter cet animal parce que c’est mon oiseau préféré et comme il est peu connu j’ai eu envie de vous le faire découvrir !

Cet oiseau fait partie de la famille des Trogonidés, c’est un oiseau très colorévert et rouge qui mesure entre 36 et 40 cm et 65 cm peuvent s’ajouter pour les plumes de la queue chez le mâle, qui est plus coloré que la femelle. Il est largement frugivore mais peut aussi se nourrir de petites grenouilles et lézardsescargotsinsectes etc. 

On trouve cet oiseau au Mexique, au Guatemala, au Costa Rica et au Panama dans les forêts humides toujours vertes de montagne de 900 à 3200 mètres d’altitude, qui sont des forêts « nuageuses ». On peut également le trouver dans un habitat plus ouvert à proximité de forêts (comme à Savegre au Costa Rica). 

Cette espèce présente deux sous-espèces et est classée « quasi-menacée » mais subsiste bien dans les forêts qui ne sont pas dérangées où les sites pour nicher et la nourriture sont disponibles. 

Le quetzal fait son nid dans des trous d’arbres et pond un à deux œufs pour une incubation de 17 à 19 jours. Cependant 80% des jeunes meurent avant l’envol, et 80% des jeunes qui atteignent l’âge de l’envol meurent avant d’avoir atteint l’âge adulte, soit seulement 4% environ atteignent l’âge de reproduction

Ses principales menaces sont la destruction de son habitat comme la déforestation ou la braconnage

Le quetzal est plus connu dans les pays d’Amérique Centrale et du Sud, cela remonte à l’époque des peuples Aztèques et Mayas où il avait une forte présence culturelle. Le mot « quetzal » est un dérivé du mot « quetzalli » signifiant « plume de queue ». 

Une divinité de ces deux cultures, Quetzalcoalt, était symbolisée par une tête de serpent avec pour ornement des plumes de quetzal. À l’époque beaucoup de quetzals étaient capturés pour en prélever des plumes de leur queue qui étaient devenues très à la mode (selon les Aztèques, Quetzalcoalt allait revenir sous forme humaine en 1519 pour gouverner en tant que dieu-roi, le conquistador Hernán Cortès fut pris pour ce dernier, le peuple lui offrit donc une coiffure de quetzal), l’oiseau était ensuite relâché car tuer un quetzal – qui était un animal sacré – était passible de la peine de mort

Il a été découvert en 1998 par David Lubman, un chercheur en acoustique que le temple de Kukulcán à Chichén Itzá, au Mexique a été configuré de façon à ce que des applaudissements sur la place de la pyramide provoquent un écho qui, en se propageant, forment les gazouillis du quetzal, les avis divergent sur cette hypothèses selon d’autres archéologues mais un lien très étroit était présent entre les Mayas et le quetzal resplendissant

Le quetzal a également un lien avec le Guatemala, en effet cet oiseau est présent sur le drapeau qui a été adopté en 1871. Le drapeau reprend les couleurs des Provinces Unies d’Amérique, en son centre on trouve des rameaux d’olivier formant une couronne ainsi que deux fusils et deux sabres en croix. Est représenté également un parchemin portant la date du « 15 de septiembre de 1821 », date d’indépendance de l’Amérique Centrale obtenue de l’Espagne. Le parchemin est surmonté d’un quetzal qui est le symbole de la liberté et le symbole national du pays.

De plus, en 1925 a été mise en circulation la monnaie du Guatemala qui est le quetzal guatémaltèque, cela renvoie à l’ancienne culture maya où les plumes de quetzal étaient utilisées comme monnaie.

Deux timbres d’usage courant ont été émis en 1935, ils représentent aussi le quetzal resplendissant

Pour finir, le quetzal resplendissant n’est pas le seul de cette famille, il existe d’autres espèces de quetzals présents en Amérique du Sud ou Centrale ainsi qu’au Mexique comme le quetzal oreillard, pavonin, doré, brillant ou encore antisien.

Voilà j’espère que ce type d’article vous plaira, il y en aura un chaque mois qui vous fera peut-être découvrir un nouvel animal. Je vous embrasse et je vous dis à très vite ! 

PS : toutes les photos de quetzals ont été prises par mon père ou moi au Costa Rica. 

Article rédigé par :
Manon ROLIN

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