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Le 11e parc national de France sera en Champagne et en Bourgogne

C’est officiel, il y aura bien la création du parc national des forêts de feuillus de Champagne et de Bourgogne.

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Rédigé par
Lisa LAMORLETTE
Article publié le
5/7/18
Un projet de longue haleine

Mercredi 4 juillet, Nicolas HULOT, le ministre de la Transition écologique et solidaire a présenté son Plan de sauvegarde de la biodiversité en France. 90 mesures ont été annoncées, dont la création du parc national des forêts de feuillus de Champagne et de Bourgogne. Les députées des départements de la Haute-Marne et de la Côte d’Or, Bérangère ABBA et Yolaine de COURSON perçoivent ce parc national comme une chance pour leurs territoires. C’est l’aboutissement d’un long processus, engagé depuis 2009 lorsque le Premier ministre François Fillon annonçait sa création, dans le cadre du grenelle de l’environnement. 

Des enjeux environnementaux et économiques

Il sera le 11e parc national de France, un espace protégé, créé pour sauver des patrimoines naturels et culturels. À l’heure d’aujourd’hui, le projet s’étend sur un périmètre maximal de 250 000 hectares, soit une réserve intégrale de 3 100 hectares où la forêt est laissée en libre évolution. Ce parc est composé de hêtres, de charmes, de chênes ou encore de trembles. Certaines forêts datent de plus de deux siècles

De plus, c’est un lieu où la biodiversité est présente à travers les nombreuses sources et cours d’eau qui attirent les poissons, les insectes, mais aussi la rare cigogne noire. 

Aujourd’hui, le parc accueille 20 à 30 000 visiteurs par an. Mais le défi est d’en faire un véritable pôle attractif, avec d’ici 5 à 10 ans, 100 000 visiteurs par an, selon un estimation du directeur. De plus, en mai, le GIP a lancé un appel à projets pour développer des activités touristiques dans le parc : hébergement, activités de nature, culture…

Des contestations et des inquiétudes

Cependant, c’est un projet contesté par certains acteurs économiques. Par exemple, la filière de la pierre de Bourgogne craint une complication de l’accès à la ressource. Aussi, la filière bois s’inquiète d’une potentielle baisse du volume de bois exploitable

Mais, cela provoque aussi la colère des agriculteurs dont l’inquiétude principale est que le parc englobera des villages et des zones agricoles. Ainsi, ils craignent que cela ai un impact sur leur activité. Car ce parc impose des contraintes écologiques telles que l’emploi de moins de pesticides, l’interdiction de couper des arbres ou encore limiter l’utilisation de l’azote qui permet de faire pousser l’herbe. Ils ont d’ailleurs tenté ce mercredi de bloquer l’Assemblée générale censée voter le projet final du parc. 

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